Aujourd’hui, la mondialisation c’est surtout les déplacements financiers. Il se déplace quatre-vingt fois plus d’argent à la recherche de profit à court terme dans la spéculation monétaire ou boursière qu’il ne s’en déplace pour payer des marchandises échangés. Eh bien, ces capitaux accumulés dans l’exploitation doivent être expropriés et utilisés de façon rationnelle pour le besoin de l’humanité. C’est cela, la révolution à faire, et non pas rêver de discipliner ces capitaux, ni seulement de les taxer, en les laissant entre les mains de la classe capitaliste !Mais le fait que la production soit mondialisée aujourd’hui à une toute autre échelle que dans le passé, n’est pas un handicap pour la marche vers le communisme, elle en constitue au contraire la condition fondamentale. L’humanité a tout intérêt de gérer ses principales richesses naturelles, les richesses de son sous-sol, de ses mers; de façon collective à l’échelle internationale. Oui, notre époque exige la planification à l’échelle de la planète d’un certain nombre de ressources et d’un certain nombre de productions. Ce qui ne signifie pas que tout doit être centralisé et bien des aspects de la vie économique et à plus forte raison, de la vie sociale et culturelle, peuvent être gérés localement.Le prolétariat au pouvoir à l’échelle internationale tâtonnera sans doute dans bien des domaines pour organiser de façon harmonieuse la production. Mais ils coûteront infiniment moins cher à l’humanité que la perpétuation du capitalisme. Bien des expériences, bonnes ou mauvaises, des premières années de la révolution russe seront d’ailleurs précieuses.Grâce au progrès scientifique et technique, la planète se rétrécit.Les bases objectives du communisme sont plus solides aujourd’hui que jamais dans le passé, et c’est toujours le prolétariat qui constitue la force sociale capable de conduire jusqu’au bout cette révolution sociale que les prolétaires de Russie ont commencée en 1917.Ce qui manque à notre époque, c’est que le prolétariat retrouve la conscience de ces réalités, une expression politique et se redonne des partis qui ne cherchent pas à s’installer dans l’ordre social existant mais qui cherchent à le transformer de fond en comble.Bien sûr, la classe ouvrière n’apparaît pas aujourd’hui comme une force révolutionnaire. Mais, à aucune époque de son histoire, la classe ouvrière n’a été révolutionnaire en permanence. C’est sur cette classe sociale, la nôtre, que pèse tout le poids de la société, le poids de l’exploitation quotidienne elle-même, mais aussi tout le poids qu’exerce la société bourgeoise sur les esprits, de l’éducation à la culture, en passant par les informations quotidiennes dispensées par les médias qui sont pour la plupart totalement entre les mains du grand capital. Tout est fait pour véhiculer les valeurs propres à la société bourgeoise, sa soumission à l’argent, le conformisme social, l’individualisme.
“Pour les socialistes, on ne peut séparer le problème de la femme de celui de la société humaine, de son évolution et de son devenir, libérer l’humanité de la contrainte économique et des institutions sociales qui, à chaque stade de son développement, en découlent. L’asservissement de la femme a correspondu à un certain stade du développement économique de la société. Il s’est perpétué sous toutes les formes d’organisations sociales car il est lié à la propriété privée des moyens de production. C’est cette propriété privée qui, après avoir joué son rôle historique dans le progrès de l’humanité pour s’affranchir de la contrainte économique, est aujourd’hui un frein à tout nouveau bond en avant de l’humanité. Avec l’abolition de la propriété privée, avec la socialisation des moyens de production, l’humanité est aujourd’hui matériellement capable de produire l’abondance et donc de se libérer définitivement de la contrainte économique. Toutes les formes d’exploitation et d’oppression liées à cette contrainte économique disparaîtront donc avec la construction de la société socialiste. Que cela ne se fera pas d’un seul coup, c’est vrai. Que le retard des moeurs, des habitudes et des mentalités puisse longtemps combattre le caractère radical des nouvelles institutions, c’est vrai. Comme était vrai que tous les anciens opprimés se devaient de veiller à l’application des lois et de combattre les préjugés, réactions et autres résistances. Mais le problème actuel n’est pas de savoir si le socialisme fera disparaître par miracle l’oppression des femmes et s’il ne faudra pas militer pour cela même après la dictature du prolétariat, le problème est justement de parvenir au socialisme.
Là encore, les marxistes ont donné une réponse. Une réponse scientifique fondée sur l’analyse de l’histoire de l’humanité et de la lutte des classes.
Seul le prolétariat est une classe révolutionnaire c’est-à-dire une classe qui peut ouvrir la voie d’un changement fondamental dans l’organisation humaine, et cette voie passe par la révolution sociale, par la prise du pouvoir politique.
Le problème des femmes qui se disent révolutionnaires et militantes est donc de savoir si elles doivent rejoindre le combat du prolétariat et ses organisations qui - faut-il le préciser - sont évidemment mixtes, ou rester à part et mener un combat individualiste qui ne peut mener à un affranchissement total.
Voilà les principes sur lesquels nous appuyons notre appréciation du MLF. Parce qu’il se veut une organisation, autonome et séparée, des femmes malgré son option « révolutionnaire », le MLF est une organisation féministe petite-bourgeoise. Nous soutenons les revendications du MLF qui d’ailleurs figurent presque toutes dans le programme des socialistes. Nous soutenons ses initiatives lorsqu’elles vont dans le sens de la libération de la femme, en particulier sa lutte pour l’avortement libre et gratuit (c’est-à-dire pris en charge par la Sécurité Sociale). Nous soutenons son combat contre l’hypocrisie sociale et la répression sexuelle - qui soit dit en passant s’exerce aussi sur les hommes et les jeunes des deux sexes - Mais nous combattons toute politique propagandiste ou organisationnelle qui vise à enfermer les femmes dans leur prétendue spécificité. Les révolutionnaires socialistes, qui sont conséquents avec leurs principes et leur programme, considèrent les femmes comme des individus à part entière et les traitent comme tels, y compris bien entendu dans leurs propres rangs et à tous les niveaux de l’organisation. La place des femmes qui sont parvenues à la conscience révolutionnaire est dans les rangs des révolutionnaires, et à leur tête”
[Lutte Ouvrière, 1973]
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Dans une économie rationnellement organisée, on répartira le travail entre tous. Les améliorations de productivité ne serviront pas à accumuler toujours plus de profit revenant en boomerang sous forme de catastrophe financière. Elles serviront à réduire le temps de travail pour tous.
L’humanité continuera à être confrontée à des choix entre grandes orientations. Mais ces choix, la collectivité pourra les faire consciemment et démocratiquement. La question se posera, par exemple, de savoir dans quelle mesure on développe l’agriculture locale et régionale, avec sa production spécifique, et dans quelle mesure, pour certains produits, on concentre la production avec les moyens les plus modernes pour produire à grande échelle. En d’autres termes, même si la population continue à augmenter, l’avenir n’est pas forcément de défricher des zones encore non cultivées, de réduire, par exemple, la forêt tropicale comme cela se pratique aujourd’hui, de manière sauvage et incontrôlée, de l’Amazonie à la Papouasie-Nouvelle-Guinée, en passant par l’Afrique. On pourra même, sans doute, reboiser des zones dont le capitalisme sauvage a détruit les forêts et rendre à la nature des régions entières pour préserver la biodiversité et offrir aux hommes la possibilité et le plaisir d’un contact avec la nature préservée.
C’est seulement alors que l’écologie pourrait cesser d’être une préoccupation impuissante pour petits-bourgeois qui n’ont pas de problèmes de survie quotidienne, pour devenir un élément des choix conscients que la collectivité aura à faire. Et puis, nous ne savons pas non plus de quelle façon se réaliseront les prévisions des premiers communistes, Marx et Engels en tête, concernant la disparition de la différence entre les villes et les campagnes, celle de la division du travail qui demeurera sans doute, mais qui n’emprisonnera plus chaque être humain dans un seul type d’activité tout au long de sa vie. Ce que nous pouvons assurer en tout cas, sans jouer aux devins, c’est que, dans une société débarrassée de la dictature du capital, sauf catastrophe cosmique, plus personne ne souffrira de la faim. La nourriture sera, comme l’air qu’on respire, ce qu’elle devrait être : un droit naturel pour tout être du simple fait de son appartenance à la collectivité humaine.
L’organisation de l’industrie et celle de l’agriculture sont étroitement liées. Rien que ces mesures simples permettraient à brève échéance d’écarter toute crise alimentaire. Insistons sur le fait que même avec la quantité de terres arables disponibles et cultivées avec les moyens d’aujourd’hui, toutes les estimations considèrent que la terre peut nourrir neuf milliards de personnes alors que la population actuelle est de six milliards et demi d’habitants. Débarrassées des chaînes du capitalisme, de la recherche de rentabilité à court terme, les sciences et les techniques progresseront à un rythme inimaginable aujourd’hui. En tant que communistes, nous avons confiance en la possibilité de l’homme d’accroître en permanence son emprise sur la nature, d’inventer des méthodes de culture nouvelles et de révolutionner par là même la production agricole. Nous n’avons pas la prétention de deviner comment sera organisée la production de la nourriture par une humanité débarrassée de l’exploitation, des lois du marché et de la rivalité pour le profit. Disons seulement qu’il ne s’agira pas nécessairement de faire rattraper par chaque pays pauvre le retard accumulé par les siècles de pillage colonialiste, puis impérialiste. Il s’agira de faire en sorte que les richesses et les biens matériels, issus en partie de ce pillage et accumulés dans les pays impérialistes, puissent être mis au service de l’ensemble de l’humanité. Rendre les terres plus productives réduira, bien sûr, le nombre de paysans. Mais, dans une organisation économique rationnelle, il y aura un autre choix que de crever de misère dans son village ou la fuite éperdue et si souvent mortelle vers les pays riches. Et puis l’avenir du paysan africain, par exemple, n’est pas de cultiver la terre avec la daba, la houe africaine, même en disposant de pompes à eau ou d’engrais. Les paysans abandonneront la production agricole d’autant plus volontiers qu’ils pourront trouver leur place dans d’autres activités et quitter le repliement et la coupure que la position d’agriculteur pauvre d’aujourd’hui implique. La vie de ceux qui, disposant de moyens modernes, resteront dans l’agriculture se rapprochera de celle des citadins, comme c’est le cas de la majorité des agriculteurs des pays développés. Ce sont les lois de l’économie capitaliste qui font que ceux qui, aujourd’hui, quittent les campagnes dans les pays pauvres, ne trouvent dans les villes de leur pays que le chômage et la misère des bidonvilles.
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Le pouvoir qui sortira de la révolution prolétarienne sous le drapeau du communisme placera sa priorité dans ce domaine où l’application du critère du profit est particulièrement inacceptable : celui de l’alimentation de tous les êtres humains. Il se donnera pour tâche immédiate, essentielle, de restituer aux populations des pays pillés par l’impérialisme à travers le monde les possibilités concrètes d’une vie digne et humaine.
N’en déplaise à tous les pourfendeurs de la prétendue surpopulation de ces pays, les ressources mises en commun de l’humanité permettraient de nourrir correctement les milliards d’humains qu’ils considèrent avec mépris et crainte à la fois.
Que leur système soit mis à bas et ses dirigeants écartés du pouvoir de nuire, et d’immenses ressources seraient libérées.
L’arrêt des guerres et des dépenses d’armement, la reconversion de toute cette industrie de mort en fabrication de biens utiles aux populations, voilà déjà un grand pas en avant qui serait rendu possible. Selon un rapport de l’ONU qui date de quelques années, les dépenses nécessaires d’urgence dans le monde en matière d’eau potable ne s’élèveraient sur dix ans qu’à trois mois de dépenses militaires. Ou encore, le prix payé pour deux navires de guerre par la Malaisie en 1992 aurait suffi à fournir de l’eau potable pendant un quart de siècle aux cinq millions d’habitants de ce pays qui en manquent.
Autre gâchis qu’il serait possible de supprimer très vite : celui qui accompagne l’agriculture et l’élevage dans les conditions actuelles. Après les jachères, les quotas laitiers, la destruction des fruits ou légumes jugés excédentaires par rapport au nombre d’acheteurs solvables, voilà qu’on se met à abattre - avec des primes à l’appui - les tout jeunes veaux presque nouveaux-nés par milliers sur des chaînes spécialement aménagées pour cela. En effet, si leur naissance était indispensable pour que leurs mères produisent du lait, ils deviennent ensuite superflus, en vertu de cette raison incroyable que, si on les élevait, ils risqueraient d’ « alourdir dangereusement » le marché de la viande bovine déjà saturé et en crise… en Europe.
Une politique agricole commune, mais cette fois commune aux hommes et aux femmes de la terre, et non plus soumise aux intérêts des multinationales de l’agro-alimentaire, entrerait désormais dans le domaine du possible. Karl Marx disait : « l’agriculture, dès lors qu’elle progresse (…) sans être dominée consciemment, laisse des déserts derrière elle ».
C’est pourquoi nous luttons pour que vienne le temps de la domination consciente !
Car, encore une fois, ce n’est pas l’industrialisation en elle-même qui est nécessairement en cause. Entre 1950 et 1985, la production mondiale de grains a pu être multipliée par 2,6 - en grande partie grâce aux applications de la chimie. Des famines ont pu être évitées. Pas toutes, mais cela a été un progrès incontestable, même s’il a été très mal réparti. Le recul a montré que la contrepartie écologique en matière d’état des sols et des eaux est lourde, mais cela est dû largement au fait que toute cette politique a été menée sous la direction des multinationales de l’industrie agro-alimentaire, dont les profits dans cette affaire ont été aussi massifs que l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques dans les campagnes asiatiques. Et une utilisation raisonnée de ces mêmes produits, qui permettrait une agriculture efficace et prévoyante en même temps, est parfaitement concevable.
Dans une autre société, la recherche n’étant désormais plus soumise aux intérêts concurrents des trusts, qui l’amènent à s’intéresser davantage aux problèmes des industriels qu’à ceux des consommateurs, les sciences de l’agronomie, de la chimie, de la biologie, pourront donner leur mesure.
Ne serait-ce que sur la base des industries et techniques actuelles, l’humanité dispose potentiellement de connaissances et de moyens qui rendent d’autant plus scandaleux tout ce gâchis engendré par le capitalisme.
Les satellites permettent de rassembler une masse d’informations sur la Terre, sur l’évolution de sa végétation, etc. Aujourd’hui, des organismes comme le CNES font payer des droits sur l’accès à ces images, des sociétés privées se montent pour les commercialiser, et comme cela coûte cher les multinationales de l’agro-alimentaire ou forestières peuvent aisément les truster.
Mais cette masse d’images et de données pourrait, dans une autre société, constituer un outil précieux pour dresser l’inventaire des ressources naturelles communes de la Terre. La science écologique dans son ensemble, pourvue de moyens considérables, connaîtrait un tout autre développement et pourrait offrir à la société les possibilités de maîtriser ses rapports avec la nature dans l’intérêt collectif, et dans la durée. Cela ne relève plus de l’utopie - du moins à la condition que l’humanité parvienne à se défaire du carcan du système économique capitaliste.
Dans la société actuelle, les connaissances scientifiques étant réservées à un petit milieu, les préoccupations de type écologiste restent le plus souvent assez nébuleuses, ou bien relèvent plus de l’esprit de clocher que de l’intérêt général. Elles peuvent être aussi, on l’a vu, manipulées par les profiteurs du système économique dans leurs intérêts. C’est seulement dans une société socialiste, que de telles préoccupations concernant la place de l’homme au sein du monde vivant et dans son environnement terrestre, feraient partie des principales préoccupations générales.
A partir du moment où l’hypothèque de la course au profit et surtout du secret politique, commercial et industriel, serait levée, la confiance pourrait s’instaurer totalement vis-à-vis des sources d’information. Contrairement à ce qui se passe aujourd’hui où, dès qu’une campagne médiatique est lancée sur telle ou telle question d’environnement, les soupçons sont légitimes quant aux enjeux qu’elle peut bien camoufler.
La société communiste est la seule société qui pourra faire ses choix dans la transparence générale. La seule qui pourra permettre qu’on débatte publiquement des petits et des grands projets, par exemple les emplacements et les proportions à accorder à tel investissement industriel, projets qui s’établiront sur les seuls critères sociaux et techniques, ou sur leurs éventuelles conséquences, du moins les conséquences prévisibles, sur l’ensemble de la biosphère le cas échéant.
Lorsqu’il s’est agi de mener sa guerre du Golfe, l’impérialisme américain s’est montré capable d’en gérer l’ensemble des aspects logistiques à partir de centres informatiques extrêmement performants, situés au fin fond des États Unis. Alors, pourquoi une société sans concurrence ne pourrait-elle pas se servir de pareils moyens pour étudier rationnellement ses projets régionaux, voire mondiaux, la technique venant mettre à la disposition des hommes le maximum d’informations ? Le but serait autrement exaltant, y compris pour les ingénieurs et scientifiques impliqués…
Toute activité humaine comporte des risques. Aucune technique n’est ni bonne ni mauvaise en soi.
Sans aucun doute, tous les risques technologiques, tous les périls écologiques ne seront pas écartés par enchantement. Mais au moins ils pourraient être assumés consciemment par une organisation sociale qui serait vraiment démocratique.
En disant cela, nous ne sommes pas des rêveurs. Nous ne prétendrons pas que la fixation des priorités de la société ira sans aucun conflit. Les préférences individuelles, locales, etc., ne coïncideront pas automatiquement avec les priorités sociales en tout temps et en tout lieu. Il n’y a aucune raison de penser que la vie sociale perdra de son animation, au contraire même…
Car dans une société socialiste, tout ne sera pas réglé à partir d’un ordinateur central. La décentralisation y sera bien plus grande qu’aujourd’hui. Mais les décisions qui seront prises à l’échelle locale, ou régionale, échapperont à l’esprit de clocher, parce qu’elles seront le fait d’êtres humains parfaitement informés, et prises en fonction d’une conscience sociale que les sociétés de classe ne peuvent pas imaginer.
Nous n’affirmons pas non plus que des erreurs et des dégâts seront impossibles. Cependant, dans la mesure où les incidences de la course au profit seront éliminées, et la démocratie plus large et plus directe, même ces erreurs seront plus facilement repérables en temps utile.
Oui, une telle société véritablement et pour la première fois à la mesure des capacités humaines est possible.
Le progrès peut et doit s’organiser pour rendre la vie de l’homme de moins en moins précaire, et de plus en plus riche à tous les niveaux. Il peut et doit servir à la maîtrise par l’homme, non de la nature, mais de ses rapports avec la nature ; il peut et doit servir à la sauvegarde du patrimoine que représente pour nous tous la formidable diversité des formes vivantes ; il peut et doit servir au respect de tous les êtres vivants.
Car on peut imaginer la biosphère sans l’homme, mais pas l’homme sans la biosphère.
Et, si l’homme modifie la nature, il peut parfaitement le faire sans dégrader son environnement.
Alors, même si nous nous retrouvons parfois aux côtés des écologistes dans certains combats ponctuels, nous militons quant à nous en vue d’attaquer le mal à sa racine. Si l’irrationalité de l’économie capitaliste menace peut-être, en effet, la survie même de l’humanité, nous militons pour la révolution sociale décisive qui est devant nous, qui ouvrira la voie à l’instauration d’une société sans classes, c’est-à-dire d’une société qui pourra alors seulement se dire pleinement humaine.
Il sera alors possible de se demander s’il faut essayer de recréer la forêt primitive dans la Beauce, s’il faut rendre les polders des Pays-Bas à la mer, s’il faut créer de nouvelles zones industrielles en Afrique ou transformer de vastes parties de ce continent en réserves naturelles, s’il vaut mieux sauvegarder la forêt amazonienne que de la transformer en nouvelle pampa. Et on pourra alors le faire honnêtement, sans hypocrisie, parce que toutes les ressources économiques de la planète seront mises à la disposition de tous les peuples de la Terre, des Indiens d’Amérique comme des Européens, des habitants des pays aujourd’hui industrialisés comme de ceux des régions où l’impérialisme a stérilisé tout développement économique.
Communistes et internationalistes : il n’y a pas d’autre moyen de défendre ce patrimoine commun de l’humanité qu’est la Terre.
« Le prolétariat s’empare du pouvoir d’État et transforme les moyens de production d’abord en propriété d’État. Mais par là, il se supprime lui-même en tant que prolétariat, il supprime toutes les différences de classes et oppositions de classes et également l’État en tant qu’État. La société antérieure, évoluant dans des oppositions de classes, avait besoin de l’État, c’est-à-dire, dans chaque cas, d’une organisation de la classe exploiteuse pour maintenir ses conditions de production extérieures, donc surtout pour maintenir par la force la classe exploitée dans les conditions d’oppression données par le mode de production existant (esclavage, servage, salariat). L’État était le représentant officiel de toute la société, sa synthèse en un corps visible, mais cela, il ne l’était que dans la mesure où il était l’État de la classe qui, pour son temps, représentait elle-même toute la société : dans l’antiquité, État des citoyens propriétaires d’esclaves ; au moyen âge, de la noblesse féodale ; à notre époque, de la bourgeoisie. Quand il finit par devenir effectivement le représentant de toute la société, il se rend lui-même superflu. Dès qu’il n’y a plus de classe sociale à tenir dans l’oppression ; dès que, avec la domination de classe et la lutte pour l’existence individuelle motivée par l’anarchie antérieure de la production, sont éliminés également les collisions et les excès qui en résultent, il n’y a plus rien à réprimer qui rende nécessaire un pouvoir de répression, un État. Le premier acte dans lequel l’État apparaît réellement comme représentant de toute la société, — la prise de possession des moyens de production au nom de la société, — est en même temps son dernier acte propre en tant qu’État. L’intervention d’un pouvoir d’État dans des rapports sociaux devient superflue dans un domaine après l’autre, et entre alors naturellement en sommeil. Le gouvernement des personnes fait place à l’administration des choses et à la direction des opérations de production. L’État n’est pas « aboli », il s’éteint. Voilà qui permet de juger la phrase creuse sur l’« État populaire libre », tant du point de vue de sa justification temporaire comme moyen d’agitation que du point de vue de son insuffisance définitive comme idée scientifique ; de juger également la revendication de ceux qu’on appelle les anarchistes, d’après laquelle l’État doit être aboli du jour au lendemain » (Anti-Dühring, Monsieur E. Dühring bouleverse la science, pp. 301-303 de la 3e édit. allemande) [1].
[1] Voir F. Engels — Anti-Dühring. Editions Sociales, Paris 1956, p. 319. [Livre disponible dans Les Classiques des sciences sociales]
Le mot « nationalisation » des banques, si longtemps tabou, redevient à la mode. Le milieu politique n’a pas tardé à s’en emparer. Ainsi François Hollande : « S’il advenait qu’il y ait un défaut de la Grèce et que les banques soient amenées à constater des pertes, il y aurait un appel à l’État,…
Être communiste, c’est être internationaliste. Pour cette génération de révolutionnaires dont Marx faisait partie, il était inconcevable même seulement d’imaginer que l’on puisse mettre fin au système capitaliste, transformer radicalement la société et construire une société débarrassée de…
Henry Mancini - Peter Gunn Theme
Performed by the Quincy Jones Orchestra
Leon Trotsky - 1938
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Jazz legend Duke Ellington died on this day, May 24, 1974
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