S’en prendre à l’ennemi… ou s’exciter contre un leurre #2

  • Évidemment, il n’y a rien de bon dans ce #TSCG qui, comme tous les autres traités, a été concocté par la Commission européenne et par tous les gouvernements de droite et de gauche des pays qui composent l’Union européenne et qui tous défendent une Europe au service du capital.

  • Hollande, une fois président, s’est contenté d’un additif exprimant des vœux pieux en faveur de la croissance et demande maintenant au Parlement d’approuver ce texte. Le #TSCG, qui sera voté par l’écrasante majorité des députés et sénateurs, PS et droite confondus, n’est ainsi que le dernier en date des multiples emballages de la pilule austérité.

  • Prétendre que la lutte contre l’austérité doit se focaliser sur la lutte contre le #TSCG, c’est, de fait, une façon de la limiter au terrain des institutions européennes et à un aspect de la politique du gouvernement Hollande. C’est une façon d’escamoter le rôle réel de ce gouvernement, qui doit servir la politique des patrons bien français, y compris d’ailleurs contre les patrons d’autres pays européens quand c’est nécessaire.

  • Essayer d’entraîner les travailleurs sur cette voie est une impasse.

  • Une impasse parce qu’elle laisse à penser que l’Union européenne serait indépendante des gouvernements, du patronat et des marchés financiers, alors que ce sont eux qui dictent leur loi à la Commission européenne.

  • Traité européen ou pas, le gouvernement Hollande prépare un budget d´austérité pour la population. Nombre de grandes entreprises suppriment des postes de travail, quand elles ne ferment pas des usines. Voilà les véritables responsables de la situation faite au monde du tra- vail et voilà pourquoi cette agitation contre le #TSCG, qui ne les désigne pas nommément, est un leurre.

  • Les licenciements, l’austérité imposée aux travailleurs ne sont pas une question de traité, mais une question de rapport de forces. Et le rapport de forces ne se décide pas dans un référendum sur une question pipée. Il se décide dans notre capacité collective d’affronter le grand patronat en chair et en os, dans notre capacité à lui imposer les objectifs qui répondent à nos deux problèmes vitaux en cette période de crise : préserver notre emploi, en forçant le patronat à répartir le travail entre tous sans perte de salaire, et préserver le pouvoir d’achat, en imposant qu’il augmente au même rythme que toutes les augmentations des prix.

  • Ils doivent se défendre contre les licenciements, en imposant leur interdiction et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Et ils doivent se battre avec leurs propres armes que sont les grèves et les manifestations.

  • Rejeter l’austérité par les seuls moyens réels dont ils disposent, ceux de la lutte de classe.

  • Les travailleurs, les chômeurs, les retraités devront se montrer en force dans l’une ou l’autre des sept manifestations régionales organisées le 9 octobre, en exprimant clairement leurs exigences vitales. Cette démonstration doit être une réussite, et un premier pas vers les mobilisations plus amples qui seront indispensables à l’établissement d’un rapport de forces favorable au monde ouvrier.

  • C’est de cette lutte que leur vie dépend. Le reste est diversion.

[extrait des LO n°2303, 2304 et 2305]