Dictature économique de la bourgeoisie sur toute la société ou démocratie sociale sans le pouvoir de la bourgeoisie

Les acteurs de cette transformation sociale, et surtout du régime social et politique qui en sortirait, ne peuvent être que les travailleurs salariés. En effet, pour lutter contre la dictature économique de la bourgeoisie, il faut qu’énormément d’individus intéressés à cette transformation, à cette révolution, participent aux décisions et aux actions.

Pourquoi les travailleurs salariés et pas d’autres catégories sociales qui sont parfois, elles aussi, opprimées, sans toujours en avoir conscience, par le même système économique ? C’est le cas des artisans, voire des petits entrepreneurs, des membres des classes intellectuelles et de bien d’autres encore qui, même disposant de plus d’aisance financière que les travailleurs du bas de l’échelle, vivent dans une société inhumaine et peu propice au développement humain et culturel, y compris le leur.

Les travailleurs salariés sont naturellement la catégorie sociale la plus concentrée sur les mêmes lieux de travail car ils s’y retrouvent quotidiennement par centaines ou par milliers. Quotidiennement, ils peuvent s’assembler, décider, discuter démocratiquement sans forcément s’en remettre à des dirigeants politiques éloignés d’eux. En tout cas, même s’ils doivent recourir à de telles délégations de pouvoir, ce qui est nécessaire dans un grand pays, ils ont les moyens de les contrôler, voire de les contraindre à agir dans le sens des intérêts de la population.

C’est cela le communisme, c’est cela la démocratie sociale que l’on peut opposer à la dictature du capital.

Bien sûr, par provocation ou slogan propagandiste, on peut dire comme le fit Karl Marx que ce serait une dictature aussi. Mais une dictature sociale de l’immense majorité, la classe des travailleurs, sur une infime minorité, la bourgeoisie, et n’agissant que dans les intérêts de toute la population.

C’est pour cela que des révolutionnaires socialistes et communistes, aussi bien d’hier que d’aujourd’hui ou de demain, ne peuvent compter que sur les travailleurs pour changer les bases économiques de la société et instaurer un régime de gouvernement démocratique, gouvernement qui se fondrait peu à peu dans la quasi-totalité de la population en se décentralisant au fur et à mesure que les conflits entre exploiteurs et exploités disparaîtraient.

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