Christian Paul, président du Laboratoire des idées du PS… #socialisme #décryptage #1

“La question est de savoir où passe la ligne de partage entre ce qui relève du marché [ndlr: du capitalisme, où l’Etat est à droite et sert la soupe au grand patronat], et ce qui dépend de l’intervention publique et des protections collectives [ndlr: du capitalisme, où l’Etat est à gauche et sert la soupe au grand patronat] . Cette ligne ne se situe plus là où elle passait en 1945 ou en 1981. L’enjeu aujourd’hui est de réarmer l’Etat [ndlr: car racketter les classes populaires exigent beaucoup de moyens], notamment avec le ministère du Redressement productif [ndlr: une imposture qui ne permet pas seulement de faire pouffer le MEDEF, mais qui permettra peut-être d’éviter l’explosion sociale], et de lui redonner des moyens d’action qu’il n’avait plus [ndlr: de se donner les moyens de filer un tas de subventions au grand patronat]. Etre socialiste, c’est s’emparer de ces questions [ndlr: être au PS, c’est participer sans état d’âme à cette fumisterie]. Mais c’est aussi une certaine conception de la justice, qui n’est ni un mot-valise ni un mot simple [ndlr: mais une conception de la justice compatible avec la propriété privée et la dictature du capital sur l’ensemble de la société]. Dans l’idée de justice, il y a le mérite républicain [ndlr: piller et opprimer le prolétariat peut en effet se faire sans nécessairement recourir au fascisme] et la question de l’autonomie de chacun [ndlr: oui, au PS, la notion de classe sociale a perdu toute signification], mais il y a aussi un troisième pilier qui est l’égalité [ndlr: devant les oppresseurs]. Etre socialiste aujourd’hui, c’est une revendication supplémentaire d’égalité [ndlr: être au PS, c’est brandir une notion mensongère pour en faire un subterfuge bien utile]. Et d’égalité réelle pour dépasser le concept mou d’égalité des chances [ndlr: blabla]” (Libération)